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Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : “Gesualdo, prince, meurtrier à cinq voix. Artemisia, gente dame (1/3)”
{Artemisia}, en trois ans, est devenue si habile que j’ose dire aujourd’hui qu’elle n’a nul autre pareil, ayant déjà réalisé des œuvres dont il se peut que les principaux maîtres de cette profession n’atteignent pas la maîtrise !
(Lettre d’Orazio Gentileschi à Christine de Lorraine, grande-duchesse de Toscane, 3 juillet 1612)
Quant à son œuvre {Gesualdo}, force est aujourd’hui de constater qu’elle nourrit une équivoque. Sa beauté, son originalité et sa puissance expressive sont indéniables. Mais sa modernité est exagérée par notre perception moderne {…} Ce chromatisme et ces dissonances étranges, dont l’emploi ne se généralise que dans les dernières publications, masqueraient en fait une attitude plutôt conservatrice. Le double meurtre imputé à Carlo Gesualdo est à l’origine de toutes les équivoques.
(Denis Morrier, Carlo Gesualdo, Fayard, 2003, p. 8)
Je ne pense pas que cela {le double meurtre} ait eu une grande influence sur ses madrigaux.
(Paul Agnew, in Rencontre avec Paul Agnew, enregistrée à la Philharmonie de Paris, le 23 octobre 2018)
Références :
Lien vers l’exposition Artemisia, héroïne de l’art, Musée Jacquemart-André, jusqu’au 3 août 2025
Véronèse (École de), Esther et Assuérus, 16ème siècle, Louvre, non visible